Présentation des personnages historiques


Rien n'est impossible sur l'île de l'Ompalazou. Surtout pas l'extravagante et anachronique rencontre entre Albert Londres, Alexandra David-Neel et Annie Edson Taylor dans un phare doté de panneaux solaires.

Avant d'embarquer pour ce moment fantasmé, rendons à l'Histoire les biographies aussi réelles qu'incroyables de ces trois génies de l'aventure.


Albert Londres, journaliste-justicier
(Vichy, 1884 – dans l'océan indien, 1932)

Correspondant de guerre pour le Petit Journal, grand reporter à l'Excelsior puis au Petit Parisien et au Journal, le journaliste Albert Londres se démarque par son attention aux marginaux et aux anomalies du monde occidental et industriel. On lui doit notamment des reportages sur l'enfer du bagne (Au bagne, 1923), de la prostitution internationale (le Chemin de Buenos Aires, 1927), de l'administration coloniale (Terre d'ébène, 1929), des Pêcheurs de perles (1931), ou des hôpitaux psychiatriques (Chez les fous, 1925).
Disparu en 1932 dans l'incendie du Georges-Philipar, paquebot qui le ramenait de Chine avec un reportage mystérieux, Albert Londres reste dans les mémoires comme le père du grand reportage.


Dans cette histoire, Albert Londres authentifie l'existence des légendaires Géants de l'Ompe. Malheureusement, il développe un grave allergie aux roches Ompaliennes des hauts sommets. Pour le sauver, un seul espoir : une décoction à base d'herbe à Géants. Mal en point, Albert contacte les aventurières Alexandra David-Neel et Annie Edson Taylor et les pressent d'aller à la rencontre des Géants afin de trouver cette plante bienfaisante et de poursuivre ses recherches anthropologiques.


Alexandra David-Néel, exploratrice-féministe
(Paris, 1868 – Digne-les-Bains, 1969)

Alexandra David-Néel est l'une des rares femmes à s'être fait connaître et surtout reconnaître dans le monde viril et viriliste de l'aventure et de l'exploration. Sa soif d'aventure remonte à l'enfance, quand la jeune Alexandra multiplie les fugues.
Après des études musicales et lyriques, elle suit des cours sur le Tibet au collège de France. 

En 1891, elle s'embarque pour l'Inde et parcourt le pays pendant un an. De retour en France, elle se lance dans une carrière d'artiste lyrique, se produit dans différents théâtres et multiplie les tournées à l'étranger. En 1904, elle épouse Philippe Néel et entame une carrière de journaliste. Elle collabore à diverses revues anglaises et françaises et organise de nombreuses conférences sur le bouddhisme et l'hindouisme. A 43 ans, elle embarque pour un voyage en Inde de quelques semaines qui durera en réalité quatorze ans. Elle entame un voyage érudit, apprenant les idiomes, traduisant les manuscrits, rencontrant des sages et des lettrés et s'essayant à la méditation. En 1912, afin d'approcher les arcanes du bouddhisme tibétain, elle escalade les chaînes de l’Himalaya et parvient à rencontrer le treizième dalaï-lama puis, disciple d'un grand maître tibétain, elle séjourne dans un ermitage et y mène une vie d'ascète. En 1924, à l'âge de 56 ans, elle est la première occidentale à pénétrer dans la cité interdite de Lhassa.

Alexandra David-Néel ne pose définitivement ses malles qu'à l'âge de 78 ans. Elle s’attelle alors à l’écriture jusqu’à la veille de sa mort, le 8 septembre 1969, à l'âge de 100 ans, alors qu'elle s'apprêtait à retourner en Asie.

Dans cette histoire, Alexandra prend très à cœur la requête d'Albert Londres pour qui elle a beaucoup de respect. Elle part à la rencontre des Géants de l'Ompe et poursuit avec soin et finesse un travail à la fois scientifique, anthropologique, linguistique et artistique autour des Géants et de leur environnement. A son retour en France, Alexandra publie un incroyable album sur son voyage.


Annie Edson Taylor, institutrice casse-cou

(1838, Auburn, New York, 1921, New York)
En 1901, Annie Edson Taylor, une veuve de 63 ans, est la toute première personne à survivre à la descente des chutes du Niagara enfermée dans un tonneau de bois.

Trop tôt orpheline, Annie grandit dans un pensionnat et dévore des romans d’aventures. À 18 ans, elle se marie, tombe enceinte, perd son enfant, puis son époux. Seule à 20 ans, sa vie est devant elle. Déterminée à concilier sa vocation d’enseignante et son âme de voyageuse, elle prend la route. D’Albany (État de New York), elle arrive à Austin, dans le Texas. C’est là qu’elle connaît la peur pour la première fois. Dans une forêt, entre San Antonio et Austin, des voleurs prennent d’assaut sa diligence. Devant son refus de leur donner les 800 dollars cachés dans son manteau, les gangsters lui mettent un revolver sur la tempe. Elle leur répond : « Tirez ! De toute façon, je serai bientôt soit sans cervelle, soit sans argent. » Les voleurs, soufflés, décampent.

Annie parcourt pendant près de quarante ans toute la côte Est du pays : elle donne des cours de français, de danse, de sport chez des particuliers, dans des institutions ou des écoles. Mais les années passant – et la forme physique avec –, les postulants se font rares. En 1900, à 62 ans, là voilà sans le sous.
Lorsqu’elle apprend que la Pan-American Exposition de Buffalo – sorte d’exposition universelle géante – se tient à 40 kilomètres des chutes du Niagara, lui vient cette idée loufoque : dévaler les chutes en tonneau... Le 24 octobre 1901, elle fête ses 63 ans et se jette à l'eau sous les yeux de plusieurs milliers de personnes.

Son audace lui apporte l'attention des médias, mais pas les richesses qu'elle avait espéré. Son directeur détourne tout l'argent qu'elle a gagné pour la cascade, et Taylor vit dans la pauvreté jusqu'à sa mort le 30 avril 1921 à New-York. Elle avait 83 ans.

A moins que ... A moins qu'Annie ne soit pas morte à New York mais se soit établit sur l'île de l'Ompalazou suite à l'appel à l'aide d'Albert Londres.

Le reporter fait-il vraiment confiance à cette vieille dame pour l'aider ? En tout cas, une chose est sûre, le journaliste ne veut pas mourir sans l'avoir rencontrée. Et il le sait, seule une irrésistible aventure fera bouger Annie de son Amérique. L'aventurière n'a que faire de l'état de santé d'Albert. Pas de l'appel du large et d'un voyage gratuit.

Avec l'aide des Géants de l'Ompe, Annie va découvrir le scandale du peuple calame opprimé depuis des années par les Ompalaziens.

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