Qui sommes nous ?


Étudiantes en première année de master MEEF en parcours professeur des écoles à l’ESPE de Marseille, nous avons créé ce blog dans le cadre d’une évaluation de notre unité d’enseignement sur la construction de la polyvalence scolaire.
Les objectifs de cette UE étaient de mener à bien un projet, acquérir de nouvelles compétences dans les savoirs enseignés à l’école (SEE) et les savoirs fondamentaux de référence (SFR), ainsi que développer les compétences dans la collaboration et la coopération. Les savoirs (SEE) et (SFR) vus dans l’UE se sont articulés autour de l’enseignement des arts visuels et celui des sciences technologiques.
Le thème du projet était l’expédition imaginaire avec la création en arts visuels d’un carnet de voyage chacune à mettre en relation avec un carnet numérique commun en technologie. En point de départ, l’album Les derniers Géants de François Place aux Éditions Casterman (1992), ainsi que des références culturelles telles que des carnets de voyage, des cabinets de curiosité, des cartes géographiques, des articles de presse relatant de voyages, des encyclopédies, des blogs de voyages, etc.
Au cours des pages de ce blog, nous exposerons notre projet ainsi que ses étapes de construction, le cahier des charges, la planification, l’organisation et le résultat. Nous présenterons nos deux univers imaginaires extraits de nos carnets de voyage et les liens que nous avons pu faire pour arriver à la création du carnet de voyage numérique commun.
Nous aborderons enfin et surtout des propositions d’exploitation pédagogique en s’ancrant dans les programmes institutionnels.
Bonne visite

Charlotte et Camille

La pédagogie de projet

Selon Jacques Ardoino, « Il n’est jamais de pédagogie sans projet ». Historiquement, la pédagogie de projet - ou pédagogie du centre d’intérêt - est associée à celle développée en 1911 par l'américain Dewey, le « Learning by doing » et à celle de Decroly. Ces deux pédagogues font partie des créateurs des « méthodes actives ».

La démarche de la pédagogie de projet s’appuie sur le principe suivant : c’est quand l’élève agit qu’il se construit et construit son savoir. En conséquent, la pratique précède et fonde la théorie. Cette démarche s'appuie sur les théories de l’apprentissage de Piaget et Bruner s’accordant sur une nature constructiviste de l’acquisition d’un savoir.

En ce qui concerne le rôle de l’enseignant, celui-ci doit se mettre dans une position de guide et non plus dans celle d’un transmetteur de savoir. Il donne un accès sans être directif et doit pouvoir prendre en compte les imprévus. En effet, dans le déroulement du projet, l’inconnu est incontournable, il faut savoir rebondir.

Son rôle est d’organiser les activités, d'y mettre un cadre, en tentant d’y inclure un éclairage didactique, le tout dans l’objectif d’enclencher des apprentissages. Il devient médiateur et doit apporter des idées et encourager l’ensemble de la classe. Il a également la mission de faire le lien entre le projet et les programmes scolaires.

Le projet de l’UE


Le projet est ce que l’on veut obtenir, mais aussi la manière dont on veut l’obtenir. Il est donc à la fois l’intention, les objectifs, l’ébauche et le résultat, mais aussi la combinaison des moyens permettant de l’obtenir.
Le projet se détermine donc par étapes et il y a une interaction permanente entre ces étapes durant tout le déroulement.
  1. Tout d’abord, l’étape du diagnostic ou la phase-contact. On analyse le besoin et on détermine un cahier des charges avec fonctions à remplir et contraintes à respecter.
  2. On recherche ensuite des solutions que l’on valide, on fait des choix : on constitue l’équipe, on choisit la thématique, on détermine les tâches à réaliser et on planifie.
  3. Vient enfin l’étape de la production avec la préparation et la production. 

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La thématique

      Nous nous mettons dans la peau de deux exploratrices célèbres appelées par Albert Londres pour venir le rejoindre sur l’île de l’Ompalazou. Arrivées sur l’île, nous rencontrons monsieur Londres et son ami le gardien de phare. Ce dernier nous explique la portée géographique du phare, ainsi que le fonctionnement des panneaux photovoltaïques avec lesquels il fonctionne.
Notre travail en sciences expérimentales et technologiques est de rendre compte sous format numérique de cette rencontre avec le gardien de phare, d’expliquer le thème et l’objet choisis en lien avec les programmes du cycle 3.
Concernant les arts visuels, chacune de nous deux va interpréter en format papier le reste du voyage pour chaque exploratrice. Charlotte se mettra dans la peau d’Annie Edson Taylor et Camille dans celle d’Alexandra David-Neel.
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Notre cahier des charges

concernant le carnet de voyage en Arts Visuels :


Fonctions à remplir :
  • réaliser un carnet de voyage fictif
  • témoigner d’une expédition en pays imaginaire

Contraintes à respecter :
  • Intégrer les caractéristiques d’un carnet de voyage : écrits, images, dessins, objets, éléments naturels. Le tout relié et de petit format.
  • Présenter au moins les 4 pages préparées durant les TD : pages dédiées à la flore, à la cartographie, à la représentation et au mode d’emploi d’un objet magique, au dictionnaire. 
  • Varier les supports, outils, médiums. Montrer que ce carnet a vécu. Il a pu être confectionné avec des éléments glanés au cours du voyage.
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Notre cahier des charges

concernant le carnet numérique en SCT :

 Fonctions à remplir :
  • rendre compte d’un voyage
  • exposer un monde imaginaire
Contraintes à respecter :
  • proposer les informations avec différents médias
  • présenter un ou deux objet(s) avec le fonctionnement en respectant les programmes du cycle 3
  • mettre en évidence un thème relevant des SCT
  • être présenté sous format numérique
  • avoir entre 10 et 15 pages (au moins) et présenter un aperçu des carnets en arts visuels.

Présentation des personnages historiques


Rien n'est impossible sur l'île de l'Ompalazou. Surtout pas l'extravagante et anachronique rencontre entre Albert Londres, Alexandra David-Neel et Annie Edson Taylor dans un phare doté de panneaux solaires.

Avant d'embarquer pour ce moment fantasmé, rendons à l'Histoire les biographies aussi réelles qu'incroyables de ces trois génies de l'aventure.


Albert Londres, journaliste-justicier
(Vichy, 1884 – dans l'océan indien, 1932)

Correspondant de guerre pour le Petit Journal, grand reporter à l'Excelsior puis au Petit Parisien et au Journal, le journaliste Albert Londres se démarque par son attention aux marginaux et aux anomalies du monde occidental et industriel. On lui doit notamment des reportages sur l'enfer du bagne (Au bagne, 1923), de la prostitution internationale (le Chemin de Buenos Aires, 1927), de l'administration coloniale (Terre d'ébène, 1929), des Pêcheurs de perles (1931), ou des hôpitaux psychiatriques (Chez les fous, 1925).
Disparu en 1932 dans l'incendie du Georges-Philipar, paquebot qui le ramenait de Chine avec un reportage mystérieux, Albert Londres reste dans les mémoires comme le père du grand reportage.


Dans cette histoire, Albert Londres authentifie l'existence des légendaires Géants de l'Ompe. Malheureusement, il développe un grave allergie aux roches Ompaliennes des hauts sommets. Pour le sauver, un seul espoir : une décoction à base d'herbe à Géants. Mal en point, Albert contacte les aventurières Alexandra David-Neel et Annie Edson Taylor et les pressent d'aller à la rencontre des Géants afin de trouver cette plante bienfaisante et de poursuivre ses recherches anthropologiques.


Alexandra David-Néel, exploratrice-féministe
(Paris, 1868 – Digne-les-Bains, 1969)

Alexandra David-Néel est l'une des rares femmes à s'être fait connaître et surtout reconnaître dans le monde viril et viriliste de l'aventure et de l'exploration. Sa soif d'aventure remonte à l'enfance, quand la jeune Alexandra multiplie les fugues.
Après des études musicales et lyriques, elle suit des cours sur le Tibet au collège de France. 

En 1891, elle s'embarque pour l'Inde et parcourt le pays pendant un an. De retour en France, elle se lance dans une carrière d'artiste lyrique, se produit dans différents théâtres et multiplie les tournées à l'étranger. En 1904, elle épouse Philippe Néel et entame une carrière de journaliste. Elle collabore à diverses revues anglaises et françaises et organise de nombreuses conférences sur le bouddhisme et l'hindouisme. A 43 ans, elle embarque pour un voyage en Inde de quelques semaines qui durera en réalité quatorze ans. Elle entame un voyage érudit, apprenant les idiomes, traduisant les manuscrits, rencontrant des sages et des lettrés et s'essayant à la méditation. En 1912, afin d'approcher les arcanes du bouddhisme tibétain, elle escalade les chaînes de l’Himalaya et parvient à rencontrer le treizième dalaï-lama puis, disciple d'un grand maître tibétain, elle séjourne dans un ermitage et y mène une vie d'ascète. En 1924, à l'âge de 56 ans, elle est la première occidentale à pénétrer dans la cité interdite de Lhassa.

Alexandra David-Néel ne pose définitivement ses malles qu'à l'âge de 78 ans. Elle s’attelle alors à l’écriture jusqu’à la veille de sa mort, le 8 septembre 1969, à l'âge de 100 ans, alors qu'elle s'apprêtait à retourner en Asie.

Dans cette histoire, Alexandra prend très à cœur la requête d'Albert Londres pour qui elle a beaucoup de respect. Elle part à la rencontre des Géants de l'Ompe et poursuit avec soin et finesse un travail à la fois scientifique, anthropologique, linguistique et artistique autour des Géants et de leur environnement. A son retour en France, Alexandra publie un incroyable album sur son voyage.


Annie Edson Taylor, institutrice casse-cou

(1838, Auburn, New York, 1921, New York)
En 1901, Annie Edson Taylor, une veuve de 63 ans, est la toute première personne à survivre à la descente des chutes du Niagara enfermée dans un tonneau de bois.

Trop tôt orpheline, Annie grandit dans un pensionnat et dévore des romans d’aventures. À 18 ans, elle se marie, tombe enceinte, perd son enfant, puis son époux. Seule à 20 ans, sa vie est devant elle. Déterminée à concilier sa vocation d’enseignante et son âme de voyageuse, elle prend la route. D’Albany (État de New York), elle arrive à Austin, dans le Texas. C’est là qu’elle connaît la peur pour la première fois. Dans une forêt, entre San Antonio et Austin, des voleurs prennent d’assaut sa diligence. Devant son refus de leur donner les 800 dollars cachés dans son manteau, les gangsters lui mettent un revolver sur la tempe. Elle leur répond : « Tirez ! De toute façon, je serai bientôt soit sans cervelle, soit sans argent. » Les voleurs, soufflés, décampent.

Annie parcourt pendant près de quarante ans toute la côte Est du pays : elle donne des cours de français, de danse, de sport chez des particuliers, dans des institutions ou des écoles. Mais les années passant – et la forme physique avec –, les postulants se font rares. En 1900, à 62 ans, là voilà sans le sous.
Lorsqu’elle apprend que la Pan-American Exposition de Buffalo – sorte d’exposition universelle géante – se tient à 40 kilomètres des chutes du Niagara, lui vient cette idée loufoque : dévaler les chutes en tonneau... Le 24 octobre 1901, elle fête ses 63 ans et se jette à l'eau sous les yeux de plusieurs milliers de personnes.

Son audace lui apporte l'attention des médias, mais pas les richesses qu'elle avait espéré. Son directeur détourne tout l'argent qu'elle a gagné pour la cascade, et Taylor vit dans la pauvreté jusqu'à sa mort le 30 avril 1921 à New-York. Elle avait 83 ans.

A moins que ... A moins qu'Annie ne soit pas morte à New York mais se soit établit sur l'île de l'Ompalazou suite à l'appel à l'aide d'Albert Londres.

Le reporter fait-il vraiment confiance à cette vieille dame pour l'aider ? En tout cas, une chose est sûre, le journaliste ne veut pas mourir sans l'avoir rencontrée. Et il le sait, seule une irrésistible aventure fera bouger Annie de son Amérique. L'aventurière n'a que faire de l'état de santé d'Albert. Pas de l'appel du large et d'un voyage gratuit.

Avec l'aide des Géants de l'Ompe, Annie va découvrir le scandale du peuple calame opprimé depuis des années par les Ompalaziens.

Arrivée sur l'île







On dit souvent que les phares sont des étoiles tombées dans l'océan.  

Historique du phare

Du phare d'Alexandrie, au GPS : bref historique du phare

L'apparition des phares coïncide avec le développement de la navigation maritime. A Cadix, au IVe avant notre ère, les Phéniciens auraient érigé la première tour garnie d'un feu destiné aux navires. Le premier phare dont l'existence soit certaine est celui d'Alexandrie, en Égypte. Bâti sur l'île de Pharos (c'est l'origine du mot phare) sur ordre du pharaon Ptolémée Sôter, il signale aux marins l'entrée du port.
Sous l'Empire romain, l'essor du commerce maritime entraîne la multiplication des feux sur les côtes de l'Italie actuelle (Capri, Messine, Ostie, Ravenne...), mais aussi en Espagne (La Corogne) et en Grande-Bretagne (Douvres) et en France (Boulogne-sur-mer).
A la chute de l'Empire romain, le commerce maritime disparaît presque totalement et ces phares avec lui. Dans le même temps, des feux commencent à s'allumer sur les rives de l'océan Indien, en Méditerranée et sur le littoral atlantique.

Il faut attendre les environs du XIIIe siècle pour voir le début d'un balisage lumineux des côtes françaises. Il s'agit le plus souvent d'une tour de pierre garnie d'une plate-forme sur laquelle brûle un imposant feu de bois. Plus tard, c'est le charbon qui va s'imposer. Cet éclairage reste irrégulier et provoque des incidents et beaucoup de naufrages.
Au début du XVIIIe siècle, les feux de bois et de charbon sont peu à peu remplacés par des réverbères à huile végétale. Mais ce type d'éclairage reste trop faible.
Peu après la Révolution française; la surveillance et l'entretien des phares sont pris en charge par l’État. Les ingénieurs vont alors chercher par tous les moyens à augmenter la puissances des deux et permettre aux marins de reconnaître chaque phare : ils mettent au point les réflecteurs, les optiques en verre, les feux à éclats, les feux colorés, les deux à occultation... Ils expérimentent différents combustibles : huiles végétales, pétrole, gaz de pétrole...

En 1819, l'ingénieur Augustin Fresnel, grâce à ses recherches sur la lumière, entre à la commission des phares (service administratif dépendant de l'Institut de la Marine et des Ponts et Chaussées).
Dans un premier temps, avec son collègue Arago, il améliore les lampes à huile. Mais l'invention qui rend Augustin Fresnel célèbre, c'est l'optique tournant. Pour la mettre au point, l'ingénieur s'associe avec un opticien du nom de M. Soleil (!). L'optique de Fresnel est installé dans le phare de Cordouan, dans l'estuaire de la Gironde. Le résultat est indiscutable : l'ancien feu était visible à 15 kilomètres. Grâce au dispositif de Fresnel, la lumière du phare de Cordouan se voit désormais à 60 kilomètres de distance.
Cette nouvelle invention révolutionne l'éclairage des côtes. La commission des phares décide d'en équiper rapidement tous les feux de France.


Dans le même temps, on essaie de mettre en place un système de balisage commun à tous les pays. Grâce à ces efforts continus, on peut dire que le littoral français est totalement balisé vers le milieu du XIXe siècle.
Vers 1860, les premiers essais de feux électriques ont lieu aux phares jumeaux de la Hève (Normandie). Mais l'électrification coûte alors extrêmement cher, et les lampes de l'époque demandent un entretien délicat. Aussi, il faudra attendre les années 1930 pour que les lampes électriques se multiplient vraiment. Quant à l'automatisation des feux, elle se met en place progressivement dans le but de diminuer le nombre de gardiens nécessaires à la surveillance des phares.

De nos jours, on compte 150 en France. Presque tous sont automatisés, et bien peu on encore besoin d'un gardien.

Certains phares, comme celui de la Pietra sur l'île Rousse en Corse ont été équipés de panneaux solaires.
Enfin, l'invention et la mise en place du GPS – système de positionnement mondial – va peut être entraîner la disparition des phares : grâce au positionnement par satellites, les navires peut aujourd'hui connaître à tout moment leur position exacte par rapport aux côtes, de jour comme de nuit.


Source : Grégoire, F. (2011). Le phare de l'oubli. Paris, France : l'école des loisirs  

Exploitation pédagogique: place du projet dans les programmes

Monsieur Rutabaga nous explique les panneaux photovoltaïques :

Déjà, il faut savoir que le mot photovoltaïque provient du mot grec « photos » qui signifie lumière, associé au nom du physicien et inventeur de la pile électrique, l'italien Alessandro Volta. Il a d'ailleurs également donné à l'unité de mesure de la tension électrique, le volt.
Un panneau photovoltaïque sert à la transformation de l'énergie lumineuse en énergie électrique. Mais attention, cette transformation ne fonctionne qu'avec certains matériaux qu'on appelle semi-conducteurs. La particularité de ces matériaux est qu'ils sont tantôt conducteurs et tantôt isolants. Ils ne vont laisser passer le courant électrique qu'à partir d'un certain apport d'énergie, et c'est le cas du rayonnement du soleil.
Mais ne croyez pas que c'est parce qu'on ne voit pas le soleil ou qu'il fait froid que le panneau photovoltaïque ne fonctionne pas. En effet, il s'agit de la lumière directe du soleil et le rayonnement diffus qui l'active non pas la chaleur. Et il faut savoir que plus la luminosité extérieure est forte, plus le panneau va produire de l'électricité et cela même si le soleil n'est pas visible.

On sait que la lumière est composée de petites particules appelées « photons » qui contiennent l'énergie. Lorsque ces photons frappent certains matériaux, ils excitent les électrons qui peuvent alors être collectés à la surface. À la surface du panneau se produit alors un courant électrique. Cet effet est appelé « photoélectrique ».
Un panneau photovoltaïque est constitué de plusieurs dizaines de cellules photo-sensibles encapsulées dans un film plastique puis insérées entre une feuille de verre et une plaque de support.
Dans des zones qui ne peuvent pas être alimentées par un réseau public comme ici au phare de l'Ompalazou, l'énergie photovoltaïque est une solution logique pour produire de l'électricité de façon autonome. Pour conserver cette énergie, on va la stocker dans un système de batteries. Tous les appareils du phare qui ont besoin d'énergie fonctionnent grâce à cette production d'énergie photovoltaïque. De plus, c'est une énergie renouvelable qui ne consomme pas ou très peu de déchets.

Un peu d'histoire maintenant :
Tout a commencé en 1839, avec le physicien français Antoine Becquerel qui constata que certains matériaux faisaient des étincelles lorsqu'on les exposait à la lumière. Pour lui cela ne faisait aucun doute, ces étincelles provenaient d'une conversion directe de la lumière en électricité. Il venait alors de découvrir l'effet photovoltaïque. Mais ce n'est qu'un siècle plus tard qu'on en verrait les applications concrètes.
En effet, les premiers panneaux photovoltaïques ne sont utilisés qu'en 1959. Ils servaient alors à l'industrie spatiale et permettaient aux satellites de produire leur propre énergie dans l'espace.
La première maison expérimentale qui fut alimentée par des panneaux photovoltaïques date de 1973. Puis, dans les années 1980, on généralise ce phénomène dans des montres, des calculatrices, des balises radio et météo.
Il faut attendre les années 1990 pour que l'Allemagne et le Japon lancent des programmes d'installations photovoltaïques sur les toits. Et depuis les années 2000, cette énergie photovoltaïque s'est développée dans de nombreux pays.


Place dans les programmes
L'énergie, le développement durable et les objets techniques ont leur place dans les programmes :
En effet, au cycle 3 CM1 :
Sciences expérimentales et technologiques :
L’énergie
Exemples simples de sources d’énergie utilisables.
-Connaître différentes énergies, leur source et savoir que certaines sont épuisables.
-Classer les énergies selon qu'elles soient ou non renouvelables.

    → Environnement et développement durable. Comprendre l'impact de l'activité humaine sur l'environnement.

Exploitation pédagogique: place du projet dans les programmes

M. Rutabaga nous explique : 
La portée géographique

La Terre est ronde, on s'en rend compte lorsqu'on voit un voilier s'éloigner, il disparaît progressivement derrière l'horizon, la coque disparaît de la vue en premier, puis les voiles.

La distance limite à laquelle un observateur situé au niveau de la mer voit le sommet du phare malgré la rotondité de la Terre s'appelle la portée géographique. Cette portée varie en fonction de la hauteur de la lanterne du phare : plus elle est haute, plus la portée est grande. Elle varie aussi en fonction de la position de l'observateur : la portée est augmentée si l'observateur est situé sur le pont d'un navire, et d'autant plus si celui-ci monte au sommet du mât, dans l'emplacement réservé à la vigie, le "nid-de-pie".

Le tableau de correspondance entre la hauteur d'un phare et sa portée indique à partir de quelle distance on en voit le sommet. Par exemple, un phare de 50 mètres de haut peut être vu à une distance de 15 milles lorsqu'on est au niveau de la mer.

[Pour aller plus loin : la portée géographique se calcule selon la formule 2,08x(√h+√H) sachant que h est la hauteur en mètres de l’œil de l'observateur, H la hauteur en mètres de la lanterne et 2,08 un coefficient lié à la réfraction atmosphérique (trajectoire non rectiligne).]

Place dans les programmes :
Cycle 3 CM2
Géographie
Territoires à différentes échelles
Les territoires français dans le monde
-Par la lecture de paysages et l'étude de cartes, identifier les principaux caractères du relief et du climat dans le monde et localiser les principaux repères géographiques étudiés.
→ Vocabulaire : globe, planisphère, nord, sud, est, ouest, continent, océan, équateur, pôle, hémisphère, tropique, méridien, latitude, longitude.